Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Italie Italie Italie Analyse Allan Kaval Rome, correspondant Non seulement la natalité reste au plus bas dans la Péninsule, mais les jeunes Italiens sont de plus en plus nombreux à quitter le pays, rebutés par un marché du travail qui leur est défavorable et un gouvernement indifférent à leurs préoccupations, quand il ne leur envoie pas des signes de mépris ou de défiance. Publié aujourd’hui à 09h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le premier décret pris par Giorgia Meloni à son arrivée au pouvoir en Italie avait de quoi surprendre. Adopté le 31 octobre 2022, il était porteur de mesures urgentes visant à interdire un certain type de fêtes. Baptisé « décret anti-rave », il punissait les fêtes dites « invasives » de plus de cinquante participants, prévoyant jusqu’à six ans de prison pour les organisateurs. Ce même jour, en Emilie-Romagne, avait tranquillement pris fin un rassemblement où des personnes – dont l’âge, 49 ans, était inférieur à la moyenne italienne, la plus élevée d’Europe – avaient dansé au rythme de la musique électronique. Au cours des jours précédents cependant, le voisinage s’était plaint, attirant l’intérêt des médias. Le ton de l’ère Meloni était donné et se confirmerait par la suite. Il s’agissait de la première traduction d’une méthode consistant à légiférer par décret pour rebondir sur des faits divers, en se prévalant d’une urgence contestable. Mais ce décret inaugurait aussi le durcissement répressif qui allait accompagner son mandat, à chaque fois justifié par la désignation d’un ennemi de l’intérieur. Il vous reste 80.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.