Bureau de vote lors du premier tour des élections municipales à Nouméa, le 15 mars 2026. DELPHINE MAYEUR/AFP

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a rendu de justesse un avis favorable à la modification du corps électoral aux élections provinciales, enjeu majeur dans l’archipel. Le vote des élus calédoniens (25 voix pour, 14 contre et 14 abstentions) reflète l’enthousiasme mitigé suscité par cette procédure de la dernière chance.

La loi constitutionnelle mettant en œuvre l’accord contesté de Bougival prévoyait d’accorder le droit de vote aux personnes justifiant de quinze ans de résidence pour le prochain scrutin, puis de dix ans pour les élections suivantes. Mais le rejet du texte par les députés le 3 avril, faute de consensus local, a remis le dossier sur le devant de la scène.

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, qui souhaite une ouverture même partielle de ce corps électoral pour répondre aux attentes des non-indépendantistes, a donc ressorti une proposition de loi constitutionnelle déposée en mai 2025 par le sénateur calédonien Georges Naturel, mais jamais examinée. Elle prévoit l’intégration de 10 569 personnes nées en Nouvelle-Calédonie mais qui ne remplissent actuellement pas les conditions pour voter. Le texte doit être examiné au Sénat à partir de lundi soir et mercredi à l’Assemblée nationale.