Les cols bleus de Montréal ont intensifié leurs moyens de pression lors de leur deuxième journée de grève, jeudi. Sous une pluie fine, des centaines de travailleurs ont bloqué durant plusieurs heures une des intersections les plus achalandées de la métropole, celle de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie-IX, près du Parc olympique.Piquée au vif par ce coup d’éclat, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a répliqué que la Ville a une marge de manœuvre financière limitée. Elle a rappelé que chaque pourcentage d’augmentation salariale accordée aux travailleurs entraîne une dépense de 20 millions de dollars en fonds publics.« Ma responsabilité, c’est de respecter la capacité de payer des contribuables montréalais », a affirmé la mairesse lors d’un point de presse.Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Jean-Pierre Lauzon, a dénoncé une fois de plus la hausse salariale de 11 % étalée sur cinq ans offerte par l’administration municipale. Les cols bleus de Montréal réclament la parité avec leurs collègues d’autres municipalités de l’île de Montréal ou de la banlieue, qui ont obtenu dans les derniers mois des augmentations de salaire allant jusqu’à 22,5 % sur cinq ans.Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024, les cols bleus disent avoir perdu 7 % de leur pouvoir d’achat en raison de l’explosion du coût de la vie qui a frappé à partir de l’année 2022. Le syndicat demande aussi une diminution de la sous-traitance.« L’écart [entre l’offre patronale et la demande syndicale], il est trop grand en ce moment. Ce qu’on veut, c’est un salaire décent qui va faire en sorte que nos cols bleus arrêtent de s’appauvrir », a dit Jean-Pierre Lauzon aux journalistes.
Les cols bleus de Montréal bloquent la rue Sherbrooke
Chaque pourcentage de hausse salariale coûte 20 millions en fonds publics, souligne Soraya Martinez Ferrada.






