Votre fille ou votre fils a soufflé ses 18 bougies en 2025 ? Outre le droit de vote, il ou elle a donc gagné celui de faire sa propre déclaration de revenus en 2026.Pour réaliser ses démarches en ligne, votre enfant doit disposer de trois identifiants : son numéro fiscal composé de 13 chiffres, son numéro d’accès en ligne (sept chiffres) et son revenu fiscal de référence (il doit saisir le chiffre « 0 »). En principe, il les a reçus par courrier de l’administration des impôts. Si ce n’est pas le cas, il doit contacter le centre des Finances publiques, et communiquer son état civil, une adresse postale et la copie d’une pièce d’identité (en se déplaçant au guichet, ou par courrier). Attention, dans ce dernier cas de figure, il peut se trouver contraint de faire une première déclaration papier, avec une date butoir (19 mai) différente de celles fixées pour la déclaration en ligne. Il lui faudra ensuite déclarer l’ensemble de ses revenus au cours de l’année 2025 : le salaire de son job d’été, de son job d’étudiant (il ne sera imposé que sur les revenus perçus au-delà de 5405 euros), les revenus d’une activité non salariée (s’il est chauffeur indépendant par exemple), les indemnités de stage en entreprise, les salaires dans le cadre d’un apprentissage (mais seulement au-delà d’une limite annuelle de 21 622 euros), les allocations d’année préparatoire ou de formation des enseignants, les bourses allouées pour des travaux ou recherches (les bourses d’études sur critères sociaux sont exonérées d’impôt).Si votre enfant fait sa propre déclaration, et que vous lui versez une pension alimentaire pour compenser une insuffisance voire une absence de revenus, vous pouvez la déduire de votre déclaration (déduction plafonnée d’un montant variable selon les situations). Il devra de son côté la mentionner dans sa déclaration.À voir aussiQue les plus rétifs aux tâches administratives se rassurent toutefois : il est encore possible, sous certaines conditions, de rester à la charge fiscale de ses parents (de l’un ou l’autre de ses parents s’ils sont séparés).Votre enfant doit pour cela être âgé de moins de 21 ans au 1er janvier 2025 (donc il doit être né après le 31 décembre 2003), ou alors être étudiant et avoir moins de 25 ans (né après le 31 décembre 1999).Faites vos calculs pour savoir quelle option est la plus avantageusePrécision importante : il peut tout à fait choisir, en accord avec vous, d’être rattaché à votre déclaration de revenus, même s’il n’habite pas sous votre toit. Et s’il est marié, pacsé ou chargé de famille, son conjoint, sa conjointe, et l’enfant dont il a la charge peuvent également être à votre charge fiscale.Enfin, dernier cas de figure notable : vous pouvez maintenir votre enfant à votre charge fiscale, et ce sans limite d’âge, s’il est porteur d’un handicap qui ne lui permet pas de subvenir à ses propres besoins. Il doit pour cela détenir une carte d’invalidité d’au moins 80 % ou une carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité ».Cette décision doit être prise d’un commun accord avec votre fils ou votre fille.Maintenir votre enfant majeur sur votre déclaration permet d’augmenter le nombre de vos parts de quotient familial. Vous devez en revanche penser à ajouter les revenus qu’il a perçu en 2025 (à compter de ses 18 ans s’il les a eus en cours d’année sur votre déclaration (dans les cases relatives aux personnes à charge).Vous avez donc intérêt à faire vos calculs pour choisir l’option la plus avantageuse, en fonction de vos revenus et votre situation familiale. Vous pouvez vous aider du simulateur accessible en ligne sur service-public.gouv.frLe rattachement d’un enfant majeur à votre déclaration n’entraîne pas automatiquement celui d’un autre enfant majeur. Elle permet d’augmenter le nombre de vos parts de quotient familial.