Élysée et gouvernement

— Reportage

Pas encore officiellement candidat à la présidentielle, le secrétaire général de Renaissance va de grande ville en grande ville pour mobiliser ses troupes. Mais construire sur les ruines du macronisme s’avère une gageure, quand plusieurs figures ont déjà largué les amarres.

Bordeaux (Gironde).– Quand Thomas Cazenave apparaît sur la petite scène de La Faïencerie, mardi 5 mai, des clameurs s’élèvent. La victoire du nouveau maire macroniste de Bordeaux, qui a fait tomber l’écologiste Pierre Hurmic aux municipales, est encore fraîche dans les esprits. Mais l’édile douche illico l’assistance – une centaine de personnes sagement assises : « Ceci n’est pas un meeting politique », déclare-t-il pour introduire cette « Nuit de la nouvelle République ».