Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Guerres au Proche-Orient Guerres au Proche-Orient Guerres au Proche-Orient En 1983, un accord de paix était signé entre l’Etat hébreu et le Liban, mais abrogé par le gouvernement libanais quelques mois plus tard, sous pression de la Syrie. De nouvelles négociations bilatérales ont eu lieu entre 1991 et 1993, dans la foulée de la conférence de paix de Madrid, mais sans résultat. Article réservé aux abonnés Le 17 mai 1983, la paix semble à portée de main entre le Liban et Israël. En présence d’un représentant américain, et au terme de cinq mois de négociations, les délégations des deux pays signent un texte stipulant que « l’état de guerre entre le Liban et Israël a pris fin et n’existe plus ». Le champagne est sabré. Le président républicain, Ronald Reagan (1981-1989), pense avoir parrainé un traité de paix historique, à la manière de son prédécesseur, le démocrate Jimmy Carter (1977-1981), qui a fait signer, à Camp David, en 1979, l’Egypte et l’Etat hébreu. Mais cet accord est mort-né. Le président libanais, Amine Gemayel (1982-1988), ne le paraphera pas. Il avait pourtant souscrit au pari américain, au nom de la restauration de la souveraineté du Liban en guerre : la majeure partie du territoire est alors occupée, soit par les troupes syriennes, soit par l’armée israélienne. L’accord est abrogé par Beyrouth en mars 1984. Le veto menaçant de la Syrie, hostile à une paix séparée, et la gourmandise d’Israël, qui a fait introduire des conditions irréalisables (pas de retrait israélien sans retrait syrien simultané) dans une lettre annexe, ont conduit à l’échec. Le pays déchiré plonge dans de nouvelles violences. Il vous reste 79.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.