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ReportageLa ville de 10 000 habitants, dans le sud de l’Aisne, a été dirigée pendant douze ans par le maire RN Franck Briffaut. Le 22 mars, à la tête d’une liste divers centre, Jeanne Roussel a ravi la ville au parti de Jordan Bardella, avec 52,51 % des suffrages.
Lundi 23 mars, au lendemain des élections municipales, Emmanuel Macron est d’humeur maussade. Le Rassemblement national (RN) enregistre de très bons scores dans les villes moyennes, alors que les troupes du camp présidentiel ont confirmé leur incapacité à s’ancrer localement. A l’Institut du monde arabe, à Paris, à l’occasion du lancement d’une nouvelle exposition, le chef de l’Etat enchaîne les poignées de main. Sans effusion.
Soudain, son visage s’illumine à la vue du directeur de la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts (Aisne), Paul Rondin. « Tout ça, c’est grâce à toi. Grâce à toi ! », lance-t-il, tout sourire, index pointé sur la poitrine du haut-fonctionnaire, en guise de félicitations. Après douze ans de règne, le RN a perdu Villers-Cotterêts. La ville de 10 000 habitants, dans le sud de l’Aisne, est la seule ville en France que le parti de Jordan Bardella n’a pas réussi à conserver.






