La députée du Pas-de-Calais Christine Engrand, exclue du groupe RN après des révélations de « Mediapart » sur l’utilisation de son enveloppe parlementaire. A l’Assemblée nationale, à Paris, le 8 avril 2025. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Après des années à militer dans l’ombre, Patrick Yvars s’imaginait obtenir une promotion bien méritée au sein du Rassemblement national (RN). « Quand je pense que j’ai collé des affiches à 4 heures du matin, sous une neige fondante… et ils me jettent comme un malpropre ? », rumine l’ancien commissaire de police. Propulsé conseiller régional d’Ile-de-France début mai, après la démission d’office prononcée par le préfet de région contre Wallerand de Saint Just – ex-trésorier du parti à la flamme, condamné à l’inéligibilité à deux reprises –, le retraité apprend un mois plus tard qu’il ne siégera finalement pas dans le groupe de son parti. Une relégation parmi les « non-inscrits » notifiée par un coup de fil de François Paradol, conseiller régional et directeur de cabinet du président du RN, Jordan Bardella. « Nous avons pris cette décision en raison de comportements et de positions publiques incompatibles avec une appartenance à un groupe régional du RN », justifie auprès du Monde le trentenaire.