Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Trafic de drogue Trafic de drogue Trafic de drogue Le dossier révèle que le meurtre procède de la grande criminalité organisée, avec l’emploi de plusieurs équipes d’exécutants mises en concurrence. D’après les déclarations de certains mis en examen, c’est Amine Kessaci, et non son frère, qui était visé, au nom de son engagement contre le narcotrafic. Article réservé aux abonnés Ouassila a un mauvais pressentiment. En rentrant du travail, le 13 novembre 2025 en début d’après-midi, elle aperçoit, à l’abord du rond-point Claudie-d’Arcy, dans le 4e arrondissement de Marseille, à environ 300 mètres de chez elle, en face des bâtiments bleu électrique du conseil départemental, les camions rouges des pompiers et blancs du SAMU. Sur le parking de la pharmacie, des soignants sont agglomérés autour d’un corps recouvert d’un drap blanc. Une scène que cette mère de famille a déjà vécue : elle a perdu un fils, Brahim, dans un règlement de comptes en 2020, et dirige depuis une association de soutien aux familles victimes du narcotrafic. Ouassila ne sait pas qui est l’homme sous le drap : « Je n’ai pas su, mais j’ai un sentiment », déclare-t-elle le soir même, auditionnée par les enquêteurs de la brigade criminelle de Marseille. Sur le trajet pour rentrer chez elle, elle reçoit un appel de sa fille lui disant attendre Mehdi Kessaci, qui n’est toujours pas venu la chercher. Où est-il ? Ouassila comprend que c’est son fils de 20 ans qui se trouve sous le drap. Avec son compagnon, elle retourne sur la scène de crime, où un policier confirme son intuition. Il vous reste 91.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci dévoile un contrat à 100 000 euros et une possible erreur de cible : « On me demandait de surveiller Amine »
Le dossier révèle que le meurtre procède de la grande criminalité organisée, avec l’emploi de plusieurs équipes d’exécutants mises en concurrence. D’après les déclarations de certains mis en examen, c’est Amine Kessaci, et non son frère, qui était visé, au nom de son engagement contre le narcotrafic.








