Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts L’immense artiste de 87 ans est la vedette de la 14ᵉ édition du festival Kyotographie, avec une rétrospective qui réunit 200 tirages. Il est également à l’honneur à la Fondation Henri Cartier-Bresson. Article réservé aux abonnés C’est un torrent d’images, de corps-à-corps. Bouches, ombres et tombes ; bars, belles en léopard, écrans d’antan ; une nuque, un arbre, un sourire ; les cinoches de New York et les brumes du Japon ; des poulpes qui sèchent au vent, une jambe maquillée de résille, un œil charbon, les masques blancs du théâtre nô… Les photographies de Daido Moriyama assaillent. A 87 ans, cette immense figure de la photographie japonaise est la vedette de la 14e édition du festival Kyotographie, qui se tient jusqu’au 17 mai partout dans Kyoto. Envahissant sept salles du Kyoto City Kyocera Museum of Art, ses images à brûle-pourpoint défilent en un accrochage haletant : au rythme de ce témoin fougueux d’un monde qui s’est transformé à vitesse grand V depuis six décennies. L’américanisation forcée du Japon d’après-guerre, la prolifération consumériste, l’explosion des mégalopoles, Tokyo, mais aussi New York, Sao Paulo, Buenos Aires, Moriyama en témoigne sans documenter, l’œil toujours très, trop, près du sujet, à l’assaut, à l’arrache. Chaque printemps, depuis 2013, Kyoto prend le pouls de la photo, au gré de la vingtaine d’expositions organisées par Kyotographie. A chaque édition, une grande figure est conviée. En 2025, c’était Martin Parr, qui réalisait dans l’ancestrale cité l’un de ses ultimes projets. Cette année, exposé aux côtés de belles propositions signées Juliette Agnel, Linder Sterling, et d’un panorama passionnant de trois générations sud-africaines, Moriyama « est plus qu’un pilier de notre programmation, c’est carrément la montagne », déclare Lucille Reyboz, qui a créé le festival en s’inspirant des Rencontres de la photographie d’Arles. Il vous reste 75.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le photographe japonais Daido Moriyama, un œil révolutionnaire, de Kyoto à Paris
L’immense artiste de 87 ans est la vedette de la 14ᵉ édition du festival Kyotographie, avec une rétrospective qui réunit 200 tirages. Il est également à l’honneur à la Fondation Henri Cartier-Bresson.







