Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Théâtre Théâtre Théâtre Quarante ans après Jeanne Moreau, la comédienne Julie Brochen accapare le texte de l’auteur Hermann Broch, dans un flux oratoire musclé, mélange de rage, de larmes et de frontalité. Article réservé aux abonnés Le Récit de la servante Zerline : la première représentation mondiale de ce texte de l’auteur autrichien Hermann Broch (un des chapitres de son roman Les Irresponsables) date du 5 décembre 1986. C’est aux Bouffes du Nord, à Paris, que Jeanne Moreau, de retour sur les planches après des années d’absence, se glisse dans les mots de l’héroïne, sous la direction du metteur en scène allemand Klaus Michael Grüber. Cette création, qui appartient à la légende du théâtre, pèse-t-elle sur les épaules de Julie Brochen ? Sollicitée par le metteur en scène Bernard Sobel pour, à son tour, incarner Zerline, l’actrice bataille avec les mots pour se les approprier de plein droit. C’est au Théâtre de l’Epée de bois, dans la Cartoucherie de Vincennes, que la comédienne porte ce quasi-monologue dans lequel la vieille servante éructe sa détestation des aristocrates (une baronne, son époux, son amant) dont elle fut, plus jeune, la domestique. Face à elle, assis dans un fauteuil et lisant le journal, l’acteur Sylvain Martin doit se contenter d’une grappe de répliques. Il est là pour écouter une parole qui se dévide dans un flux oratoire musclé par un mélange de rage, de larmes, de lucidité, d’anathèmes passionnels et de froide analyse. Il vous reste 66.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Théâtre de l’Epée de bois, à Paris, Bernard Sobel met en scène un déluge d’aigreur avec « Le Récit de la servante Zerline »
Quarante ans après Jeanne Moreau, la comédienne Julie Brochen accapare le texte de l’auteur Hermann Broch, dans un flux oratoire musclé, mélange de rage, de larmes et de frontalité.






