Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Connu pour ses sketchs comiques sur YouTube, Curry Barker propose un film aux airs de comédie noire. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER Ça commence par le visage d’un jeune homme en plan rapproché. Celui-ci ânonne une déclaration d’amour laborieuse. Le plan suivant révèle le contexte de cette maladroite adresse. « Coaché » par deux de ses amis, l’amoureux transi s’entraîne, dirait-on, à séduire une jeune fille absente. Il s’agit en fait d’une de ses collègues de travail, et son inhibition l’a toujours empêché de lui avouer les sentiments profonds qu’il ressent. Cette manière d’entrer dans le récit, de démarrer la fiction semble contenir la promesse d’un certain type de cinéma, celui de la petite comédie naturaliste indépendante, de la description d’un monde familier et réaliste, de la peinture de personnages en pleine adolescence prolongée, loin des conventions du cinéma d’horreur. Le film de Curry Barker ne quittera jamais tout à fait le sentiment d’une proximité ordinaire avec des individus sans qualités extraordinaires. Bear (Michael Johnston) est amoureux de Nikki (Inde Navarrette). Il n’ose le lui avouer, d’autant plus que celle-ci ne semble pas témoigner d’autre intérêt pour lui que celui de l’innocente camaraderie. Tous deux, ainsi que les deux témoins de l’« entraînement » de l’introverti, travaillent dans un magasin d’instruments de musique. Il vous reste 64.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.