La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le premier ministre indien, Narendra Modi, à New Delhi, le 28 février 2025. MONEY SHARMA/AFP

En se rendant en février en Inde, l’ensemble du collège des commissaires européens, y compris Ursula von der Leyen, la présidente, avait marqué les esprits. Six mois plus tard, alors que la pression politique et commerciale des Etats-Unis, mais aussi celle de la Chine, ne cesse de croître sur le Vieux Continent, l’Union européenne (UE) veut approfondir ses relations avec l’Inde de Narendra Modi. Elle devait dévoiler, mercredi 17 septembre, une nouvelle stratégie vis-à-vis du sous-continent indien, lui-même fragilisé par des droits de douane exorbitants décidés cet été par le président américain, Donald Trump.

« L’Inde, première démocratie mondiale et économie majeure à la croissance la plus rapide, est un partenaire essentiel pour l’UE », assure ce document stratégique, qui précise : « Dans un environnement géopolitique et géoéconomique de plus en plus complexe, une coopération plus étroite entre l’UE et l’Inde est plus importante que jamais. »

Après avoir consenti, sous la pression de Donald Trump, un accord commercial asymétrique avec les Etats-Unis, Bruxelles cherche de nouveaux débouchés et des relais de croissance. L’Inde, le pays le plus peuplé de la planète, et qui devrait devenir d’ici 2030 la troisième économie mondiale, est toute désignée. D’ici la fin de l’année, Bruxelles et New Dehli espèrent boucler un accord de libre-échange après deux décennies de négociations. L’UE propose également une série d’accords sectoriels dans les nouvelles technologies, le transport aérien, la finance durable et l’industrie de défense.