Le nouveau premier ministre, Sébastien Lecornu, prend la parole lors de la passation des pouvoirs avec son prédécesseur, François Bayrou, à Matignon, à Paris, le 10 septembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Avant de demander des efforts aux Français, Sébastien Lecornu veut montrer l’exemple. Le nouveau locataire de Matignon a annoncé dans un entretien à la presse régionale, vendredi 12 septembre, vouloir « mettre fin aux derniers privilèges qui sont encore accordés “à vie” à certains anciens membres du gouvernement ». Un projet déjà esquissé par ses prédécesseurs Michel Barnier – qui voulait un « train de vie de l’Etat (…) plus sobre, plus simple » – et François Bayrou – qui entendait débusquer les « situations d’avantages indus, excessifs ». Une proposition de loi en ce sens avait même été déposée par le député centriste Charles de Courson en avril, mais n’a toujours pas été examinée. Quels sont ces privilèges ? Lesquels sont réellement « à vie » ?

Moins d’avantages pour les premiers ministres depuis 2019

A la fin de leur mandat, les premiers ministres conservent leur indemnité pour trois mois, à condition qu’ils n’aient pas d’activité rémunérée et qu’ils soient en règle auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) – à laquelle ils doivent soumettre des déclarations de patrimoine et d’intérêts. Ils ne touchent, en revanche, par la suite aucune pension de retraite spécifique.