Une enquête du chef de « dégradations graves en raison de l’appartenance à une race ou à une religion » a été ouverte en Polynésie, après la dégradation, jeudi 11 septembre, de la synagogue de Papeete, a annoncé le parquet. Plus tôt le même jour, la rédaction du quotidien local Tahiti Infos avait reçu un appel anonyme d’une personne « excitée » annonçant la présence de « sang des Palestiniens » sur les grilles d’entrée de la synagogue.

Sur place, un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) a constaté, vendredi, que le lieu de culte de la communauté juive de Polynésie avait été la cible de jets de peinture rouge.

Le fait que la peinture soit rouge et qu’elle ait été dirigée vers « des signes religieux, notamment une étoile de David, laisse à penser que l’auteur savait qu’il ciblait une synagogue et la religion juive », a précisé auprès de l’AFP la procureure de la République à Papeete, Solène Belaouar. Ce type de dégradations est passible de quatre ans de prison.

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« Toutes les pistes » à l’étude