Une photo montre de la peinture verte projetée sur les murs de la synagogue Agoudas Hakehilos à Paris, le 31 mai 2025. THIBAUD MORITZ / AFP

Trois hommes de nationalité serbe ont été mis en examen et écroués à Paris jeudi soir, suspectés d’avoir dégradé des lieux juifs avec de la peinture verte le week-end dernier « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère », a appris, vendredi 6 juin, Le Monde de source judiciaire, confirmant une information de l’Agence France-Presse (AFP).

Une source judiciaire a précisé que ces Serbes, dont deux sont nés en 1995 et un en 2003, avaient été mis en examen jeudi soir tard, après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Paris. Ils sont mis en cause pour dégradations sur biens privés, d’un bien classé et d’un édifice de culte, ces trois infractions ayant été commises en réunion, en raison de la religion ou de l’ethnie supposée, et dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère.

Ces infractions sont passibles de vingt ans de détention criminelle et de 300 000 euros d’amende. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, les enquêteurs suspectent la Russie d’avoir instigué ces actions. La Serbie n’a jamais coupé ses liens historiques et politiques avec la Russie, et n’a imposé aucune sanction à Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Plusieurs vols quotidiens relient Moscou à Belgrade, où se sont installés plusieurs dizaines de milliers de Russes ces trois dernières années. Contactés par l’AFP, les ministères de la justice et des affaires étrangères serbes n’avaient pas répondu vendredi.