Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à Doha, au Qatar, le 14 mai 2025. ALEX BRANDON/AP
« Ce fut une décision prise par le premier ministre [Benyamin] Nétanyahou, ce n’était pas une décision prise par moi. » Dans les moments de crise, Donald Trump a l’habitude de se défausser. La frappe israélienne déclenchée contre une réunion de dirigeants du Hamas à Doha, la capitale du Qatar, mardi 9 septembre, a contraint l’administration américaine à un exercice incertain de communication. Après avoir offert, depuis janvier, une latitude complète à Benyamin Nétanyahou dans la bande de Gaza, tout en cherchant à obtenir la libération des derniers otages aux mains du mouvement islamiste armé, Washington s’est retrouvé pris, soudain, dans la toile de ses engagements croisés au Moyen-Orient.
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Devant la presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a lu un communiqué alambiqué. Aucune condamnation de l’opération israélienne au Qatar, même si le président américain « est très ennuyé par le lieu de cette attaque ».















