Un manifestant devant un poste de police en feu, lundi 9 septembre, à Katmandou, au Népal. NIRANJAN SHRESTHA / AP
Le premier ministre du Népal, Khadga Prasad « KP » Sharma Oli, a annoncé sa démission, mardi 9 septembre, au lendemain de manifestations contre le blocage des réseaux sociaux et la corruption, sévèrement réprimées par la police qui ont fait 19 morts et des centaines de blessés dans le pays. « J’ai démissionné ce jour de mes fonctions de premier ministre (…) afin que des mesures puissent être prises en vue d’une solution politique et d’une résolution de problèmes », a déclaré M. Oli, 73 ans, dans une lettre au président transmise à la presse.
Lundi, au soir d’une journée de violentes protestations, le chef du gouvernement avait ordonné le rétablissement des réseaux sociaux et l’ouverture d’une enquête « indépendante » sur les conditions dans lesquelles la police a ouvert le feu sur la foule. Mais la colère de la population n’est pas retombée. Malgré le couvre-feu instauré dans le centre de la capitale, Katmandou, dans la matinée, des manifestants se sont regroupés mardi en plusieurs endroits pour dénoncer la répression de la veille, selon un photographe de l’Agence France-Presse (AFP).












