Scandar Copti, lors du Festival du film de Tribeca, à New York, en avril 2010. JASON KEMPIN/GETTY IMAGES VIA AFP

C’est assez long, seize ans. C’est d’autant plus long quand, à l’instar de Scandar Copti, ce nombre d’années sépare le premier du deuxième long-métrage d’un cinéaste archidoué. A 50 ans, ce natif de Jaffa, en Israël, fait partie de la communauté palestinienne qui a acquis la nationalité israélienne à la naissance de l’Etat. Formé au Technion, la prestigieuse école nationale d’ingénieurs, il abandonne tout pour se lancer, au début des années 2000, dans le cinéma. Il cosigne, en 2009, avec Yaron Shani, Ajami, polar enfiévré dans un quartier cosmopolite de Jaffa. Soit l’un des plus beaux films du cinéma israélien contemporain. Tandis qu’il revient aujourd’hui avec le remarquable Chroniques d’Haïfa. Histoires palestiniennes, l’occasion était trop belle pour ne pas revenir sur les raisons d’une si longue absence.

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Scandar Copti filme les secrets et les mensonges d’une famille palestinienne en Israël