Image extraite du film « Yes », de Nadav Lapid. LES FILMS DU LOSANGE
Pour un faisceau de raisons liées à la tragique actualité du conflit israélo-palestinien – subordination du jugement esthétique à l’agenda politique, boycott officiel ou officieux, prudence à l’égard d’un débat polarisé et explosif à l’extrême… –, la présence de films israéliens dans les festivals de cinéma internationaux, c’est un fait, se raréfie. On mesure ainsi l’attente qui entoure la sélection de Yes, le nouveau long-métrage de Nadav Lapid, à la Quinzaine des cinéastes, où il est présenté jeudi 22 mai. Celui-ci met en scène un couple d’artistes – Y., musicien de jazz, et sa femme, Jasmine, danseuse – qui ne donnent pas l’impression d’avoir jamais considéré autrement leur art que comme une forme de prostitution aux puissances qui ont, de longue date, corrompu un pays sous le signe du socialisme utopique : consumérisme exacerbé, jouissance effrénée, ultranationalisme.
Lire l’entretien avec Nadav Lapid (en 2021) :
Article réservé à nos abonnés
« En Israël, les autorités n’ont pas besoin d’opprimer les gens, ils s’oppriment très bien eux-mêmes »






