Le père Eugène Plater à Saint-Valérien, dans l’Yonne, dans les années 1990. En juillet 2025, ce prêtre de 90 ans est visé par 13 dossiers déposés par des victimes présumées d’actes pédophiles auprès de l’Inirr, instance de reconnaissance et de réparation de l’Eglise catholique. RENAUD CANDELIER / RADIO FRANCE / MAXPPP
Quatorze personnes se sont adressées à l’instance ad hoc de l’Eglise de France pour obtenir réparation de violences sexuelles présumées perpétrées en France par un prêtre polonais il y a plusieurs décennies, et révélées vendredi 5 septembre par Le Parisien. Selon le quotidien, Eugène Plater, prêtre proche du pape Jean Paul II, a agressé sexuellement les élèves du petit séminaire polonais de Paris dont il avait la charge des années 1960 jusqu’à la fermeture de l’établissement, en 1988.
Dans une interview à Ici Auxerre, l’homme âgé de 90 ans et qui vit dans l’Yonne reconnaît avoir commis des agressions sexuelles sur des enfants. « Des attouchements, il y en a eu, oui », et les faits ont duré « trois ou quatre ans », a déclaré le prêtre. Ce dernier, retiré, est hébergé par l’Eglise à Saint-Valérien (Yonne), a signalé à l’Agence France-Presse (AFP) le diocèse de Sens-Auxerre, disant qu’il s’agissait là d’un « devoir » de l’institution. Le diocèse a assuré qu’il n’avait « aucune trace » des faits mentionnés par Le Parisien dans le dossier du prêtre Eugène Plater et affirme n’avoir reçu aucun signalement. Contacté, l’actuel prêtre de la paroisse, Nicolas Biagui, a déclaré ne pas souhaiter s’exprimer sur le sujet.






