L’abbé Pierre à Paris en décembre 1988. GILLES LEIMDORFER / AFP
Un an après les premières révélations, un rapport du cabinet spécialisé Egaé publié mercredi 9 juillet fait état de douze nouvelles accusations de violences sexuelles contre l’abbé Pierre, dont « sept concernent des personnes mineures » au moment des faits.
Longtemps figure iconique de la défense des démunis, Henri Grouès, mort en 2007, est désormais visé par 45 accusations de violences sexuelles. Pour ces victimes, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont « décidé conjointement la mise en place d’un dispositif de réparation financière », précise Emmaüs dans un communiqué.
Parmi les témoignages anonymisés, le rapport cite ceux de deux sœurs dont l’une a « fait état d’une masturbation de l’abbé Pierre sur son sexe alors qu’elle venait d’avoir 11 ans », au milieu des années 1970. Sa sœur « lui a confié avoir subi une fellation forcée à ses 15 ans », ce qui relève du viol.
Une autre victime a décrit dans un e-mail « au moins trois faits de violences sexuelles lorsqu’elle avait 10 ans », dans les années 1990, selon le compte rendu d’activité de la ligne d’écoute des victimes de l’abbé Pierre entre janvier 2025 et juillet 2025. Une autre encore, âgée de 17 ans à l’époque, « a subi un contact entre ses cuisses, sous sa jupe » alors qu’elle voyageait en train dans le wagon de l’abbé Pierre, en 1953. A son arrivée, les sœurs qui l’ont accueillie « lui ont dit qu’elle avait tout imaginé », rapporte le cabinet.







