Des maisons dogon traditionnelles à Bandiagara, au Mali, le 26 février 2024. OUSMANE MAKAVELI / AFP

Les nouveaux afflux de réfugiés dans le centre du Mali, en provenance du Burkina Faso voisin, provoquent une situation d’« urgence humanitaire » dans la région, a alerté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dans un communiqué transmis, mardi 2 septembre, à l’Agence France-Presse (AFP), évoquant des « répercussions graves » sur leurs conditions de vie.

Le HCR fait état d’un « afflux massif » de réfugiés burkinabés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 5 août dans la région de Bandiagara, dans le centre du pays, en provenance de plusieurs villages frontaliers avec le Mali. Entre le 7 et le 15 août, le nombre de personnes enregistrées par la Commission nationale chargée des réfugiés est passé de 1 733 à 12 000 environ, soit plus de 1 500 par jour, rapporte le HCR.

Le 31 août, environ 1 509 personnes en provenance de plusieurs villages du Burkina ont également été préenregistrées en moins de vingt-quatre heures, tandis que d’autres groupes arrivés le 1er septembre étaient encore en attente d’être enregistrés, selon le programme des Nations unies. Ces arrivées s’ajoutent aux 83 417 réfugiés déjà sur place, ce qui porte à 100 400 les habitants de Bandiagara. « Ce nouvel afflux, qui pourrait se poursuivre, met à rude épreuve les capacités (…) de la localité », selon le HCR.