Le navire de guerre de la marine américaine USS Sampson (DDG 102) accoste au terminal de croisière international d’Amador, à Panama, le 2 septembre 2025. MARTIN BERNETTI/AFP

Nicolas Maduro a des raisons d’être inquiet, mais il n’en montre rien. « Si le Venezuela était agressé, nous irions à la lutte armée et déclarerions la République en armes », a affirmé le président vénézuélien lors d’une conférence de presse, lundi 1er septembre, à Caracas. Amorcée à la mi-août, dans le cadre d’opérations antidrogues, l’installation de navires de guerre américains se poursuit aux abords des eaux territoriales vénézuéliennes de la mer des Caraïbes.

Au total, huit bâtiments, dont un sous-marin à propulsion nucléaire, et quelque 4 500 marines sont attendus. Mardi 2 septembre, le président américain, Donald Trump, a annoncé sur son réseau, Truth Social, que les forces américaines avaient mené un bombardement contre une petite embarcation se trouvant « dans les eaux internationales » et « transportant des stupéfiants illégaux à destination des Etats-Unis », tuant onze « narcoterroristes ».

Les observateurs jugent peu probable une intervention sur le sol vénézuélien, même si Nicolas Maduro a dénoncé auprès de l’Organisation des Nations unies un « risque gravissime d’agression militaire ». « On n’envahit pas le Venezuela avec 4 500 hommes », résume un diplomate en poste à Caracas. Mais les intentions de Washington font débat. Et les risques de dérapage inquiètent.