epuis juin, une convention citoyenne est chargée de réfléchir aux différents temps de l’enfant. Le débat, souvent concentré sur le seul temps scolaire, est étayé de comparaisons entre le cas français et celui d’autres pays qui se limitent souvent à nos seuls voisins européens.
Le modèle japonais offre pourtant un éclairage instructif, qui nous incite à dépasser les seules questions d’horaires pour penser plus globalement l’environnement éducatif, les objectifs de l’école et les réalités sociales qui les sous-tendent.
De prime abord, le temps scolaire japonais semble plus léger et mieux réparti que le nôtre. Les journées sont plus courtes mais plus nombreuses – 213 contre 168 chez nous – et les vacances, réduites à environ 60 jours par an, sont deux fois plus courtes que celles des écoliers français. Un élève de l’école primaire japonais a entre 640 et 760 heures de cours par an et un collégien environ 760, contre respectivement 864 et jusqu’à 1 000 heures en France.
Encadrement intensif
Dans la mesure où le Japon figure en tête des derniers classements PISA [Programme international pour le suivi des acquis des élèves], on pourrait aisément conclure qu’il est possible de faire mieux en faisant moins, et ériger ce système éducatif en modèle. Mais ces données rendent-elles fidèlement compte du temps consacré à l’étude par les élèves japonais ?






