« Dans la technologie, nous croyons… ». Le titre de l’article de Jean-Baptiste Fressoz, paru dans la revue Energy Research and social science, commence fort. Et continue par « … une histoire de la technophilie dans l’expertise du GIEC sur l’atténuation ». Atténuation, dans le langage des experts, désigne les actions visant à diminuer la cause du réchauffement climatique, les émissions massives de gaz à effet de serre, pour l’essentiel dues à l’usage des énergies fossiles, gaz, charbon et pétrole. L’historien remonte le temps, logique pour un historien, et retrace les origines et l’évolution de cette « technophilie », les changements technologiques seraient la clé de la réussite de cette atténuation, autrement dit l’atteinte des objectifs de la Convention Climat de l’ONU, avec une limitation du réchauffement à environ 2 °C au-dessus des températures pré-industrielles. Un article d’Audrey Garric en présente les grandes lignes. Le débat n’est pas nouveau. Mais est-il bien posé dans les termes proposés par Jean-Baptiste Fressoz, dont le travail sur l’empilement des énergies depuis la Révolution industrielle et la critique du concept souvent simpliste de « transition énergétique » est précieux ?
Le GIEC est-il technophile ?
Un article de l’historien Jean-Baptiste Fressoz relance le débat sur l’activité du groupe-3 du GIEC. Il l’accuse de technophilie, et de sous-estimer le volet sociétal de l’action contre le changement climatique. Mais d’où vient le problème ?






