Le président du RN, Jordan Bardella, et la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, après leur entretien avec le premier ministre à Matignon, le 2 septembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Sans surprise, les responsables du Rassemblement national (RN), reçus mardi 2 septembre à Matignon, ont déclaré que l’entretien qu’ils venaient d’avoir avec le premier ministre, François Bayrou, n’avait en rien émoussé leur volonté de voter contre la confiance, lundi.

« Le miracle n’a pas eu lieu », a résumé le président de la formation d’extrême droite, Jordan Bardella. Il a affirmé être en « désaccord total avec les orientations » budgétaires présentées par M. Bayrou, mettant en avant des « lignes rouges nocives pour le pays et extrêmement injustes pour les Français » et jugeant que « la mauvaise dépense publique n’[était] pas traitée » dans le plan du premier ministre.

M. Bayrou « a fait le choix d’appuyer sur le siège éjectable et de faire des consultations a posteriori (…). S’il avait vraiment souhaité entendre les différents partis politiques, tout cela aurait été fait dès le mois de juillet », a considéré, pour sa part, la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen. Mme Le Pen a appelé à une « dissolution ultrarapide » afin qu’une « nouvelle majorité (…) puisse construire un budget ».