Le président russe, Vladimir Poutine, et le président chinois, Xi Jinping, lors de leur rencontre à Pékin, le 2 septembre 2025. ALEXANDER KAZAKOV/ AGENCE D’ETAT RUSSE SPUTNIK/AFP

Comme deux vieux compères, les présidents russe et chinois se sont retrouvés, tout sourire, au moment d’une chaleureuse poignée de main, lors d’un sommet régional à Tianjin, immense ville portuaire du nord-est de la Chine, dimanche 31 août, après l’atterrissage de Vladimir Poutine. Le maître du Kremlin semblait même plaisanter, lundi, lorsque lui et Xi Jinping ont partagé un moment de camaraderie avec le premier ministre indien, Narendra Modi, qui se détourne des Etats-Unis sous l’effet de l’augmentation des droits de douane du président américain, Donald Trump. Mais les vraies discussions sino-russes ont eu lieu mardi, à Pékin. Entre les deux puissances, entre deux amis, seul à seul. Leurs relations « sont à un niveau sans précédent », s’est alors félicité M. Poutine, tandis que Xi Jinping a loué leur « collaboration stratégique complète » et réaffirmé le désir d’œuvrer ensemble à la « construction d’un système de gouvernance globale plus juste et plus raisonnable », c’est-à-dire penchant moins vers l’Occident.