L

e 25e conseil des ministres franco-allemand, qui s’est tenu vendredi 29 août à Toulon, l’a confirmé : avec Friedrich Merz, Emmanuel Macron a trouvé un interlocuteur qui partage les mêmes ambitions réformatrices et le même volontarisme européen. Chaleureuse, la relation qu’a nouée le président français avec le nouveau chancelier allemand, en fonctions depuis un peu moins de quatre mois, contraste de façon saisissante avec la cordialité crispée qui a caractérisé, pendant trois ans et demi, le tandem qu’il formait avec Olaf Scholz.

Face aux bouleversements géopolitiques qui secouent le monde, et alors que la politique du président américain, Donald Trump, notamment sur le plan commercial, met à rude épreuve la cohésion de l’Union européenne, une telle entente entre les dirigeants des deux plus grands pays du continent est fondamentale. Mais elle n’est pas suffisante.

Dans la feuille de route qu’ils ont présentée à Toulon, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de surmonter les désaccords des dernières années sur les sujets les plus sensibles, l’énergie, le commerce, l’espace ou le numérique, sans oublier la défense. Ils ont aussi réaffirmé leur engagement d’être aux avant-postes pour assurer la sécurité du continent, en continuant à soutenir activement l’Ukraine.