Des hommes chargent un minibus à Juba, capitale du Soudan du Sud, alors que des personnes se préparent à partir pour le camp de réfugiés kenyan de Kakuma, le 17 janvier 2014. PHIL MOORE / AFP

Depuis le début de l’année, plus de 6 000 Sud-Soudanais ont quitté l’un des plus grands camps de réfugiés de Kakuma, où les coupes dans l’aide internationale aggravent les pénuries alimentaires, ont indiqué le 28 août les Nations unies à l’Agence France-Presse. Entre juillet et le 22 août, quelque 3 600 personnes – en majorité des femmes et des enfants – ont quitté le camp, soit « plus de la moitié de tous les départs cette année ».

« Les chiffres réels sont probablement plus élevés, car de nombreux mouvements se font par des passages informels », a précisé l’UNHCR, qui a aussi enregistré « quelque 4 800 nouvelles arrivées » depuis janvier.

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Ce camp situé au nord-ouest du Kenya accueille quelque 300 000 personnes originaires du Soudan du Sud, de Somalie, d’Ouganda et du Burundi. Les organisations humanitaires sont à la peine et des manifestations violentes ont eu lieu en juillet, à cause d’une diminution des rations alimentaires causée par des coupes dans l’aide provenant des Etats-Unis et autres donateurs.