Le Capitole, à Washington, en octobre 2019. SAUL LOEB/AFP

Plusieurs organisations de défense des droits humains critiquent un récent contrat de vente d’armes de plusieurs centaines de millions de dollars entre les Etats-Unis et le Nigeria, dont l’armée est régulièrement accusée de tuer des civils. Mi-août, Washington a approuvé une vente d’armes au Nigeria d’une valeur de 346 millions de dollars (environ 298 millions d’euros), comprenant bombes, roquettes et munitions, afin que ce pays d’Afrique renforce ses opérations contre les groupes djihadistes dans le nord-est.

A l’annonce de ce contrat de vente, les autorités américaines ont été « visiblement silencieuses sur le bilan des graves violations des droits humains imputées à l’armée nigériane, ainsi que sur les mesures, le cas échéant, qui seront mises en place », a déclaré dans un communiqué Anietie Ewang, chercheuse pour l’ONG Human Rights Watch. Le Congrès américain, qui a le pouvoir de suspendre ce type de vente, « doit vraiment poser ces questions difficiles que le département d’Etat évite », a-t-elle ajouté auprès de l’Agence France-Presse.

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