Des manifestants devant le tribunal fédéral Moakley où l’université Harvard a contesté une réduction budgétaire de 2,6 milliards de dollars imposée par l’administration Trump, à Boston, le 21 juillet 2025. CHARLES KRUPA/AP
Le conflit portait sur les valeurs mais, comme souvent dans l’Amérique transactionnelle de Donald Trump, il va se solder par des accords financiers. En cette période estivale, habituellement dévolue à la préparation de la rentrée, les grandes universités américaines sont accaparées par un tout autre programme : négocier avec la Maison Blanche le prix de leur survie. Et celui-ci va se chiffrer en centaines de millions de dollars.
Columbia, située dans le quartier de Morningside Heights à Manhattan, à New York, est la première à avoir rendu les armes, dans ce combat inégal où l’administration peut, à sa guise, geler des fonds à hauteur de plusieurs milliards de dollars, interdire les visas pour les étudiants étrangers ou encore barrer l’accès aux programmes boursiers. L’université a fini par transiger, acceptant le 23 juillet de payer 221 millions de dollars (190 millions d’euros) sur trois ans, afin de récupérer 1,7 milliard de dollars en subventions et financements fédéraux divers. Elle a également obtenu l’arrêt des différentes enquêtes menaçant son fonctionnement.







