Sur le campus de Harvard, à Cambridge (Massachussets), le 15 avril 2025. JOSEPH PREZIOSO / AFP

Une juge a bloqué temporairement, vendredi 23 mai, la décision de l’administration Trump de priver la prestigieuse université Harvard de ses étudiants étrangers, selon un document judiciaire. Afin de surseoir temporairement à cette décision, l’université avait déposé une plainte, tôt vendredi matin, au tribunal fédéral du Massachusetts, qui lui a donné raison, selon ce document. « Ceci est le dernier acte de représailles mené par le gouvernement contre Harvard et son droit au premier amendement [qui protège la liberté d’expression] pour rejeter les demandes du gouvernement, qui cherche à prendre le contrôle de la direction de Harvard, de ses programmes et de l’“idéologie” de l’université et des étudiants », pouvait-on lire dans la plainte déposée.

L’administration Trump avait interdit, jeudi, à la prestigieuse université privée, établie près de Boston, d’accueillir des étudiants étrangers, privant l’institution d’un moyen de rayonnement important, une nouvelle escalade dans l’offensive du gouvernement américain contre l’enseignement supérieur. D’après son site Internet, l’université du nord-est des Etats-Unis, classée parmi les meilleures au monde et qui a produit 162 Prix Nobel, accueille cette année quelque 6 700 « étudiants internationaux », soit 27 % du total de ses étudiants.