Deux diacres, candidats à la prêtrise, sont allongés face contre terre sur un tapis, symbolisant leur abandon à Dieu lors d’une cérémonie d’ordination sacerdotale à la cathédrale de Valence, le 15 juin 2025. NICOLAS GUYONNET/HANS LUCAS/AFP

Samedi 28 juin, la nef de Notre-Dame de Paris est pleine à craquer. Des sièges en plastique ont dû être installés sur le parvis. Un à un, sous le soleil brûlant, les candidats à l’ordination s’avancent à l’appel de leur nom, lançant la formule rituelle : « Me voici ! » Ils sont seize à marcher vers l’autel de bronze consacré quelques mois plus tôt, seize à s’allonger sur le sol à damiers de la cathédrale, puis à recevoir l’imposition des mains de l’archevêque, Laurent Ulrich, et des quelque 500 prêtres du diocèse de Paris. Pour la première fois depuis l’incendie d’avril 2019, cette liturgie spectaculaire, organisée dans chaque diocèse une fois par an, avant l’été, peut se dérouler à Notre-Dame, et non dans l’église Saint-Sulpice.

Le millésime est à la hauteur de ce décor grandiose : seize ordinations, c’est dix de plus que l’année précédente. Après des fêtes de Pâques marquées par une forte hausse des baptêmes d’adultes, l’archevêché de Paris vit un nouveau moment de grâce. Les catholiques ne demandent-ils pas obstinément, dans leurs prières, des prêtres ?