Coutume d’accueil lors du 45ᵉ congrès extraordinaire du FLNKS, le 9 août à La Conception, près de Nouméa. Au centre : Emmanuel Tjibaou, député et président de l’Union calédonienne. DELPHINE MAYEUR POUR « LE MONDE »

La rondeur et le ton mesuré d’Emmanuel Tjibaou, président de l’Union calédonienne (UC), avaient presque fait oublier la réalité du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) nouvelle version. Il y a à peine un an, au congrès de Koumac fin août 2024, dans une Nouvelle-Calédonie encore sidérée par l’explosion de violences sans précédent du 13 mai 2024, le FLNKS prenait un virage radical, en ouvrant la porte aux « nationalistes ». Ces petits mouvements, à la ligne dure, étaient jusque-là associés au front sans y être intégrés.

La Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) entrait également dans les rangs du FLNKS en se voyant reconnaître le statut d’« outil de mobilisation politique ». Ultime geste destiné à réconcilier le FLNKS – accusé depuis des années de s’être éloigné de la réalité du terrain – avec la jeunesse mobilisée sur les barrages : la nomination du leader de la CCAT, Christian Tein, comme président du mouvement, qui n’avait plus de leader officiel depuis 2001.