L’ancien premier ministre civil du Mali Choguel Kokalla Maïga à New York le 26 septembre 2021. KENA BETANCUR / AFP
L’ancien premier ministre civil du Mali Choguel Kokalla Maïga, limogé en novembre 2024 par les militaires au pouvoir depuis 2020 après avoir émis des critiques contre ceux-ci, a été placé en garde à vue mardi 12 août ainsi que d’anciens collaborateurs. Cela survient dans la foulée de récentes arrestations de membres de l’armée accusés de conspirer contre la junte.
Parmi les gardés à vue figurent son ex-directeur de cabinet, Issiaka Ahmadou Singaré, et trois ex-directeurs administratifs et financiers de la primature. La garde à vue, « notifiée » mardi à Choguel Kokalla Maïga, « survient dans le cadre d’une enquête sur des allégations d’atteinte aux biens publics émises par un rapport du Vérificateur général » de l’Etat, a déclaré l’avocat de Choguel Kokalla Maïga, sans plus de détails.
Selon une source au pôle économique et financier – tribunal chargé de juger les crimes économiques – « Maïga et plusieurs de ses anciens collaborateurs sont en garde à vue dans le cadre des enquêtes sur leur gestion à la primature. En principe [mercredi] ou [jeudi], ils seront présentés devant le procureur à la Cour suprême ».















