Quatre policiers ont été mis en examen en mars et en avril dans une enquête sur la mort d’un homme lors de son arrestation à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), a appris mardi 12 août l’Agence France-Presse (AFP) auprès du parquet de Bobigny. Kyllian Samathi avait reçu une douzaine de décharges de pistolet à impulsion électrique lors de son interpellation en janvier 2024.

Ces policiers ont été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». D’après une source judiciaire interrogée par l’AFP, « le rapport médico-légal établit un lien entre l’usage répété du Taser et le décès » de cet homme âgé de 30 ans lors des faits. Deux autres policiers ont été placés sous le statut plus favorable de témoin assisté.

« L’expertise réalisée à la demande des magistrats en charge du dossier a clairement démontré que l’usage des PIE [pistolets à impulsion électrique] n’avait qu’un lien indirect dans le mécanisme du décès », a argumenté l’avocat Angélique Peretti, qui défend l’un des policiers.

Pour Pauline Ragot, avocate d’un autre mis en cause, ce dernier « a fait usage de son taser – qui est une arme dite intermédiaire – avec discernement et en riposte face à un danger pour son intégrité physique ou celle de ses collègues. L’objectif était de maîtriser la personne pour préserver sa propre sécurité, la leur et celle des riverains ».