Manifestation contre le désarmement du Hezbollah soutenu par le gouvernement libanais, à Beyrouth, le 8 août 2025. IBRAHIM AMRO/AFP

L’épineuse question du désarmement du Hezbollah au Liban est loin d’être résolue. Le gouvernement s’est réuni à nouveau, jeudi 7 août, pour discuter du dossier, au lendemain du rejet par le mouvement chiite de la décision de confiscation de ses armes. Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d’une intensification des attaques israéliennes, les autorités du Pays du Cèdre avaient chargé, mardi, l’armée de préparer un plan pour désarmer d’ici à la fin de l’année l’organisation islamiste soutenue par l’Iran.

La réunion de jeudi était consacrée à l’examen d’un mémorandum apporté par l’émissaire américain, Tom Barrack, incluant un calendrier de désarmement. Selon le ministre libanais de l’information, Paul Morcos, le gouvernement a approuvé l’introduction du texte américain, mais sans discuter d’échéances spécifiques.

L’émissaire américain a salué, jeudi, le Liban pour sa décision « historique, audacieuse et juste ». Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a, dans la foulée, félicité Beyrouth pour sa « décision courageuse et historique », qui doit lui permettre d’« aller vers une pleine souveraineté ».