Un homme brandit un drapeau du Hezbollah à Beyrouth, le 26 juillet 2025. BILAL HUSSEIN/AP

Le bras de fer entre le Hezbollah et le gouvernement libanais s’annonce tendu. Le mouvement chiite a sèchement réagi, mercredi 6 août, à l’annonce faite la veille par les autorités de charger l’armée de préparer un plan d’action pour le désarmer d’ici à la fin de l’année 2025, ce qui constituerait une mesure sans précédent.

Le gouvernement « a commis un péché grave en prenant une décision qui prive le Liban de l’arme de la résistance contre l’ennemi israélien », a ainsi annoncé le Hezbollah, estimant que cette décision « sapait la souveraineté du Liban » et « donnait les mains libres à Israël ». « C’est pourquoi nous ferons comme si elle n’existait pas », a-t-il ajouté.

Le parti milice pro-iranien. considère que cette décision est « le fruit des injonctions de l’émissaire américain Tom Barrack », qui avait proposé aux autorités le désarmement du mouvement selon un calendrier précis. Elle « sert pleinement les intérêts d’Israël et laisse le Liban exposé face à l’ennemi israélien, sans moyen de dissuasion », accuse le parti.

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