La capitaine du XV de France féminin, Manae Feleu, lors d’un match du Tournoi des six nations face au Pays de Galles, le 12 avril 2025 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). PHILIPPE LOPEZ / AFP

« Je pense qu’on est toutes prêtes au résultat. Mais mine de rien, c’est une source de stress, on sera soulagées quand on saura. » A la veille de l’annonce de la liste des 32 Bleues qui disputeront la Coupe du monde féminine de rugby en Angleterre (du 22 août au 27 septembre), Léa Champon peinait à cacher son excitation. La troisième ligne grenobloise peut finalement être rassurée. Samedi 2 août, le duo de sélectionneurs Gaëlle Mignot-David Ortiz a cité son nom du Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis (Essonne) avec d’autres plus attendus, comme les capitaines Manae Feleu et Marine Ménager, ou la demi de mêlée Pauline Bourdon Sansus. Vainqueur des trois dernières éditions de l’Elite 1 – le championnat de France – le Stade bordelais est le club le plus représenté, avec 12 joueuses.

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Finalement, c’est une sélection jeune qui prendra la direction d’Exeter, où la France disputera son premier match contre l’Italie, samedi 23 août. Seules deux trentenaires (les talonneuses Manon Bigot et Agathe Gérin) seront de l’aventure, tout comme trois novices dont une, Makarita Baleinadogo, particulièrement inattendue. La pilier bordelaise de 23 ans n’était pas dans la pré-liste de 38 joueuses, mais sera finalement du voyage, après la blessure jeudi d’Ambre Mwayembe.