Tseday, survivante de viols dont elle a été victime pendant la guerre du Tigré, à Makalé, en Ethiopie, le 3 juillet 2025. MARTHA TADESSE POUR « LE MONDE »

Des « violences sexuelles généralisées » ont été commises durant et après la guerre dans la région éthiopienne du Tigré, avec notamment des « grossesses forcées » et de l’« esclavage sexuel », ont affirmé, vendredi 1er août, deux ONG de défense des droits humains, évoquant « des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ».

Dans un rapport de près de 90 pages, les organisations Physicians for Human Rights (PHR) et l’Organization for Justice and Accountability in the Horn of Africa (Ojaha) affirment que « des violences sexuelles et reproductives généralisées, systématiques et délibérées liées au conflit ont été commises au Tigré et se poursuivent depuis la signature de l’accord de paix » de 2020 à au moins 2024.

« De tels actes constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment des violences sexuelles, des grossesses forcées, de l’esclavage sexuel et des persécutions fondées sur des motifs ethniques, de genre, d’âge et politiques », poursuivent les ONG, affirmant que ces crimes ont été commis dans l’intention de « détruire les communautés et l’ethnie tigréenne ».