La députée du parti d’opposition, l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA), Marcela Villatoro tient une pancarte sur laquelle est inscrit « La démocratie est morte aujourd’hui » lors d’une séance plénière du Congrès à San Salvador, le 31 juillet 2025. MARVIN RECINOS/AFP
La voie est libre pour Nayib Bukele. Le Parlement du Salvador a adopté, jeudi 31 juillet, une réforme constitutionnelle abolissant la limite du nombre de mandats du chef de l’Etat et permettant donc au président en exercice, un proche allié de Donald Trump, de se représenter indéfiniment.
Cette réforme, examinée selon une procédure accélérée, a été adoptée par les 57 députés pro-Bukele, les trois seuls élus d’opposition ayant voté contre. Elle prévoit aussi l’abolition du second tour de scrutin, et l’allongement du mandat présidentiel de cinq à six ans.
Selon le texte, le mandat actuel de M. Bukele, extrêmement populaire pour la lutte impitoyable qu’il mène contre les gangs mais critiqué par les organisations de défense des droits humains, s’achèvera deux ans plus tôt que prévu, en 2027 au lieu de 2029. Le président pourra alors se représenter « sans réserves ».
Au pouvoir depuis 2019, Nayib Bukele avait été réélu en juin 2024 avec 85 % des voix après avoir été autorisé à briguer un second mandat – ce qui était en principe interdit par la Constitution – par la Cour suprême dominée par des juges proches du pouvoir.










