Emmanuel Macron, le président français, à son arrivée à la villa Borsig, maison d’hôtes du ministère des affaires étrangères allemand, à Berlin, le 23 juillet 2025. RALF HIRSCHBERGER/AFP

« Pour être libres, il faut être craints. Nous n’avons pas été assez craints », a déploré Emmanuel Macron, mercredi 30 juillet, en conseil des ministres, selon des propos rapportés par des participants, au sujet de l’accord commercial conclu entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis.

Le président de la République a martelé que « la France a toujours tenu une position de fermeté et d’exigence [et qu’]elle continuera de le faire » dans la suite des discussions commerciales, ajoutant : « Ce n’est pas la fin de l’histoire et nous n’en resterons pas là. » L’UE peut obtenir de « nouvelles exemptions » durant les discussions qui auront lieu pour « formaliser » l’accord dans les détails, a-t-il relevé, appelant à « œuvrer sans relâche au rééquilibrage de[s] échanges, notamment dans les services ».

Le chef de l’Etat, rejoignant ses principaux homologues européens, a toutefois convenu que « les négociations [avaient] été menées dans des conditions difficiles » et que « l’accord [avait] le mérite d’offrir de la visibilité et de la prévisibilité à court terme ». « Il préserve les intérêts français et européens » sur des « filières exportatrices majeures » comme l’aéronautique, a déclaré Emmanuel Macron. L’UE a aussi « veillé » à ce qu’il n’y ait « aucune concession pour [ses] filières agricoles et aucune remise en cause de [son] autonomie réglementaire, de [ses] normes sanitaires et environnementales », a-t-il salué.