La plate-forme d’e-commerce Temu, en novembre 2024. NICOLAS TUCAT/AFP

La Commission européenne a accusé, lundi 28 juillet, le site de commerce en ligne d’origine chinoise Temu de violer sa législation sur les services numériques (DSA), faute de contrôle suffisant des produits proposés, notamment les jouets pour bébés. Une enquête de l’Union européenne (UE), encore en cours, montre qu’il existe « un risque élevé pour les consommateurs de l’UE » de trouver « des produits illégaux sur la plateforme », estime la Commission.

Temu a encore la possibilité de répondre, mais risque une amende pouvant aller jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel si l’infraction est confirmée. « Selon notre évaluation préliminaire, Temu est loin d’évaluer les risques pour ses utilisateurs selon les standards exigés par le règlement sur les services numériques », a souligné la commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen.

La Commission pointe notamment du doigt « des jouets pour bébés » et « petits appareils électroniques » susceptibles de ne pas respecter les normes européennes. Bruxelles entend poursuivre son enquête, ouverte en octobre 2024, sur d’autres infractions présumées, comme le « design addictif » de l’application Temu, avec ses promotions éclair et ses jeux, ainsi que le possible manque de transparence dans les recommandations d’achats.