Difficile de faire le tri parmi les différentes offres d’assurance en cas de frais médicaux à l’étranger. Pour des vacances en Europe, le premier réflexe doit être de commander la carte européenne d’assurance-maladie (CEAM) sur le site Ameli. Gratuite et valable deux ans maximum, elle offre une prise en charge de soins survenus à l’occasion de séjours temporaires dans l’Union européenne, en Norvège, au Liechtenstein, en Islande, en Suisse et au Royaume-Uni. Et ce, dans les mêmes conditions que pour les assurés du pays concerné.

Un vacancier en Espagne n’aura donc rien à payer si les soins prodigués sont gratuits pour les résidents. S’il s’agit d’une prestation payante, il devra avancer les frais puis demander le remboursement sur place ou une fois de retour en France. La CEAM est aussi valable pour les frais médicaux liés à des maladies chroniques, à une grossesse ou à un accouchement, à condition qu’ils ne soient pas programmés.

Attention, cependant, « les plafonds de prise en charge dépendent des tarifs servant de base de remboursement dans les pays. La carte ne gère pas non plus le rapatriement », prévient Olivier Moustacakis, cofondateur du comparateur en ligne Assurland. L’assuré n’est donc pas à l’abri de dépassements d’honoraires, potentiellement plus importants que ceux pratiqués en France.