De gauche à droite : Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, Marc Ferracci, ministre de l’industrie et de l’énergie, et Luca de Meo, alors directeur général de Renault Group, lors de la visite de l’usine Renault de Douai (Nord), le 5 mars 2025. LAURENT MAYEUX/REA

Direction Thyez, près de Cluses, dans la Haute-Savoie. Vendredi 11 juillet, le ministre délégué chargé de l’industrie et de l’énergie, Marc Ferracci, se rendra dans la vallée de l’Arve, où sont installées des centaines d’entreprises spécialisées dans le décolletage et la mécanique de précision, fournisseurs de l’industrie automobile.

Ces équipementiers sont inquiets. La baisse des immatriculations de voitures depuis janvier (− 8,7 % par rapport aux six premiers mois de 2024), la bascule vers l’électrique et surtout la pression de la concurrence chinoise, au nom de laquelle les constructeurs poussent leurs fournisseurs à délocaliser, pèsent sur l’activité. Selon une étude réalisée par le cabinet Xerfi à la demande de la filière automobile, 75 000 emplois sont menacés, dont plus de 19 000 chez les équipementiers, d’ici à 2035. Si des embauches sont attendues dans le domaine des batteries, de l’hydrogène, de la tech, la perte nette serait tout de même de 56 000 postes.