Anne Vignot, la maire de Besançon (Doubs), avant de hisser un drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l'homme, devant la mairie de la ville, le 23 juin 2025. FRANCK LALLEMAND/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Les recours se multiplient à mesure que les drapeaux palestiniens ou israéliens gagnent les devantures des mairies. La justice a ordonné à la mairie de Besançon de retirer le drapeau palestinien qu’elle avait fait installer lundi sur le parvis de l’hôtel de ville, a annoncé le tribunal administratif dans un communiqué, jeudi 26 juin. Saisi par la préfecture du Doubs, ce dernier estime que l’édile Anne Vignot (Les Ecologistes) « a porté gravement atteinte au principe de neutralité des services publics » en affichant ce drapeau, et lui ordonne de le retirer.

Pour le tribunal, l’installation du drapeau palestinien aux côtés des drapeaux français, européen et ukrainien sur l’esplanade des Droits de l’homme devant la mairie « doit être regardée comme symbolisant la revendication d’une opinion politique ». Les drapeaux seront retirés samedi à 14 h 30, a précisé la mairie dans un communiqué.

« Je reste choquée quant à cette décision. Et inquiète de ce qu’elle révèle : la dénonciation d’un massacre, le soutien à un peuple affamé et sous les bombes n’est donc plus une cause qui nous rassemble sous la bannière de la République ? », réagit Mme Vignot dans ce communiqué.