Le président du groupe Union des droites pour la République (UDR), Eric Ciotti, prend la parole lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 27 mai 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’Assemblée s’est opposée, jeudi 26 juin, à la proposition des députés ciottistes d’interdire l’exécution immédiate de peines d’inéligibilité, la gauche et le bloc central dénonçant une loi taillée pour Marine Le Pen, qui a fait appel de sa condamnation dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national.

« Certains principes intangibles de notre droit pénal sont bafoués par l’exécution provisoire : l’effet suspensif de l’appel » et « la présomption d’innocence », a défendu la rapporteuse Brigitte Barèges (Union des droites pour la République, UDR). Elle « prive les citoyens du droit de choisir librement leurs représentants », a abondé le député du Rassemblement national Bruno Bilde.

Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, s’est opposé au texte. L’exécution provisoire « n’est pas un automatisme [ni] une dérive », a-t-il argué. « On ne change pas des règles de loi pendant le procès », a-t-il ajouté, en référence à Marine Le Pen, qui n’était pas présente.

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