Un bombardier B-2 pris en photo lors de la 135ᵉ parade du Tournoi des Roses, à Pasadena, en Californie, le 1ᵉʳ janvier 2024. ROBIN MARSHALL/SHUTTERSTOCK/SIPA

S

i l’attaque américaine contre l’Iran a été baptisée d’un nom – « Marteau de minuit » – évoquant l’imaginaire des films Marvel, le bras armé de cette opération répond, lui, à une appellation des plus sobres : B-2. Sept de ces bombardiers « furtifs » ont été déployés, dans la nuit du 21 au 22 juin, pour frapper les principaux sites d’enrichissement nucléaire iraniens.

Ces avions, qui avaient décollé des Etats-Unis, ont largué 14 bombes « antibunker » GBU-57, des ogives lourdes de 13 tonnes chacune, capables de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser. C’est la frappe opérationnelle la plus importante jamais effectuée par les B-2 depuis leur mise en service, dans les années 1990.

La première fois que Le Monde a évoqué ce monstre des airs remonte à la fin des années 1980, lorsque le Pentagone révéla travailler à son développement depuis… 1981. L’URSS, alors, n’est pas encore tombée et hante les esprits de l’état-major américain.