Quand Israël a attaqué l’Iran dans la nuit du 12 au 13 juin, le dispositif de défense du régime était déjà fortement affaibli. L’Iran ne disposant pas d’aviation crédible et ayant négligé le développement d’une défense antiaérienne puissante, ce dispositif reposait sur un principe, la dissuasion, décliné en deux axes : les missiles balistiques et les supplétifs iraniens. Les missiles dont la portée est supérieure à 1 300 km peuvent atteindre le territoire israélien, et ceux de plus courte portée peuvent viser les bases militaires américaines et les infrastructures de pays du Golfe alliés des Etats-Unis.

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L’autre axe se fonde sur les supplétifs de « l’axe de la résistance », un réseau d’alliances patiemment construit et entretenu depuis des décennies. En tête, le Hezbollah libanais, qui disposait d’une solide infanterie d’un arsenal de 120 000 à 200 000 projectiles en tout genre, roquettes, mortiers, missiles sol-sol, sol-air. Ensuite, le régime de Bachar Al-Assad. Si l’armée syrienne avait été fortement affaiblie pendant la guerre civile des années 2010, elle restait la dernière menace conventionnelle limitrophe d’Israël. Enfin, les milices chiites irakiennes, elles aussi dotées de missiles, pouvaient menacer les intérêts israéliens, mais aussi américains, déployés sur place.